23.4.08

Les heures sups n'ont pas la cote

La loi TEPA (Travail Emploi Pouvoir d'Achat) de l'été dernier avait comme objectif premier de faire "travailler plus pur gagner plus".

Dispositif phare : la défiscalisation des heures sups.

Problème, le dispositif semble patauger.

C'est Libération qui le note :
Problème : le volume d’heures auxquelles ces entreprises ont eu recours est passé, lui, de 47 millions en décembre 2007 à 44 millions en janvier 2008… et 41 millions en février. Soit une baisse de 6 millions d’heures supplémentaires en France depuis décembre dernier.
Il y a bien évidemment bataille de chiffres, mais la tendance semble claire : le dispositif n'a pas entraîne, au bout de six mois de mise en oeuvre, le coup de fouet attendu.

Il se trouvera des gens pour oublier que les effets dénoncés aujourd'hui avaient été présentés los du débat sur la loi TEPA :
«Il semblerait que l’essentiel des heures supplémentaires Tepa concerne des heures qui étaient déjà faites dans les entreprises avant la loi»

«Toutes les heures supplémentaires ne sont pas déclarées par les entreprises. […] L’entrée en vigueur de [la loi Tepa] a vraisemblablement réduit ce biais de sous-déclaration.»
Ces constatations confirment les craintes : inciter les entreprises à recourir aux heures sups semble avant tout avoir conduit à un effet d'aubaine sur les heures existantes et de légalisation des heures sups non déclarées. Tout cela pour un effet nul sur l'emploi et le pouvoir d'achat, tout en creusant les caisses de 160 millions d'euros.

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2 Commentaire(s) :

Anonymous jaggy a écrit...

Il n'est pas opportun de comparer les heures sup réalisées en janvier 2008 par rapport à celles faites en décembre 2007. Il est évident que les heures sup de décembre seront toujours supérieures à celles faites en janvier, étant donnée la hausse d'activité que représente la période de Noel !

Il vaut mieux comparer janvier 2008 à janvier 2007, et décembre 2007 à décembre 2006.

11:05 AM  
Blogger yrduab a écrit...

Jaggy, vous avez raison, c'est pourquoi Libé explique qu'il y a bataille de chiffres.

Cependant, les effets d'aubaine sont réels (puisque les heures sups existants avant ce dispositif en bénéficient) et le résultat global reste décevant. Le coup de fouet n'a pas eu lieu, alors que cette disposition aurait déjà coûté 160 millions d'euros.

11:16 AM  

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