20.12.06

Rétrolien : La maladie des coûts

Econoclaste nous explique ce qu'est cette "maladie" :
C'est cela, la maladie des coûts : sans que l'on puisse en imputer la responsabilité à qui que ce soit, certains services intensifs en main d'oeuvre vont toujours coûter plus cher pour un service identique, sous l'effet du progrès technique dans les autres secteurs d'activité.
En gros, et pour ce que j'en retiens :

1) certains secteurs peuvent augmenter leur productivité de façon extrêmemement importante, d'autres pas.,
2) Une grande productivité implique une hausse des salaires dans ces secteurs (pour ma part, je n'ai pas compris le mécanisme, mais supposons que ce soit le cas)
3) Il se produit une distosion de revenus entre les gens qui travaillent dans les secteurs à forte productivité et les autres,
4) Les salariés des secteurs peu productifs souhaitent alors rattraper les autres, et la hausse de revenus implique un coût supérieur pour les consommateurs,
5) Les consommateurs ne sont pas contents de payer plus pour un service équivalent, alors qu'ils sont heureux de payer moins pour un meilleur service.

Conclusion : la maladie des coûts !

Comme par hasard, il se trouve que les secteurs qui peuvent le moins augmenter la productivité se trouvent être des activités de service, dont les services publics.

D'après l'analyse précédente, ces services coûteront forcément plus chers, du fait des gains de productivité dans le reste de l'économie, mais les consommateurs ne l'accepteront pas forcément, alors que la seule façon de diminuer le coût reste alors de fournir un service moindre...

Quelques questions :
1°) Pourquoi la productivité meilleure entraîne t'elle des salaires meilleurs ?
2°) Pourquoi, si la productivité rend malade des coûts, encourager la productivité ?

1 Commentaire(s) :

Anonymous Albert Nonyme a écrit...

Pour faire simple : produire et vendre sa production, ça rapporte de l'argent, en d'autres termes ça permet de dégager une valeur ajoutée. Cette valeur ajoutée peut être utilisée pour payer les gens (c'est la rémunération du travail) ou pour payer ceux (actionnaires, banquiers...) qui ont eu la bonne idée de mettre de l'argent dans l'entreprise pour que les premiers puissent travailler (c'est la rémunération du capital).

On constate expérimentalement (et ça colle avec la théorie qui serait un peu ennuyeuse dans un commentaire tel que celui-ci) que la répartition entre rémunération du travail et du capital est tout à fait stable au cours du temps. En France, pour 3 euros de valeur ajoutée, 2 euros vont rémunérer le travail et 1 euro va rémunérer le capital. Donc, une augmentation de la productivité se traduira par une augmentation de la rémunération du travail (et du capital aussi).

Deuxième question : la productivité ne rend pas malade des coûts. La maladie des coûts est due au contraire à une stagnation de la productivité. Donc, face à ce constat, il ne reste qu'à espérer que dans les secteurs où la productivité peut augmenter, elle augmentera suffisamment vite pour compenser la stagnation des secteurs "malades des coûts".

5:58 PM  

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