23.6.07

Rétrolien : Ce monde qu’ils ne comprennent pas

Je découvre le blog Tansstaafl-fr : "There Ain't No Such Thing As A Free Lunch", vision libérale de l'économie s'il en est (ici en anglais), mais ce n'est pas un gros mot.

Dans cet article, on peut lire ceci :
Au lieu d’expliquer simplement que la hausse du niveau de vie s’accompagne d’une productivité plus grande, donc d’une organisation plus efficace de la production, la plupart des hommes politiques font comme si l’augmentation des salaires était un processus naturel, acquis, et que le changement économique devait être ralenti, le tout accompagné d’une rhétorique xénophobe dans laquelle le travailleur étranger est l’ennemi et où la protection de l’emploi passe par l’imposition de barrières pour se « protéger ».
Plus loin :
Est-ce si compliqué de comprendre que les emplois industriels dont on se lamente de la disparition aujourd’hui correspondent à des niveaux de salaire beaucoup plus bas ? En 1950, le PIB par habitant en dollars internationaux de 1990 (des dollars qui permettent une comparaison dans le temps) était de 5200 dollars en France. Il est passé au-dessus de 20 000 en 2000 (source : OCDE). Grâce à la libéralisation des échanges, des mouvements de capitaux et aux « délocalisations », le PIB par habitant a été multiplié par 4.
Et plus loin encore :
Est-ce si compliqué de comprendre que dans cette réorganisation de la production à l’échelle mondiale le fait qu’il y ait des pays émergents est une opportunité et non une menace ? Cela fait plusieurs siècles que des économistes ont compris que les importations finissent toujours par être égales aux exportations sur le long terme, que l’argent investi dans une économie étrangère a toujours une contrepartie dans l’économie domestique, que l’échange est tout simplement un échange et que les deux parties y gagnent, autrement elles n’échangeraient pas.
Voilà un point de vue qui a l'intérêt de présenter les choses sont un angle nouveau pour moi. Cet article n'indique cependant pas les pistes à suivre pour bénéficier au mieux de l' "outsourcing" et continuer de faire croître le PIB français, qui a plutôt tendance à diminuer par rapport au reste du monde en PIB/habitant. L'article ne s'intéresse pas non plus à la meilleure façon de redistribuer la richesse qui continuera d'être produite en s'adaptant à la mondialisation.
Plus une profession de foi qu'un argumentaire. Mais le coup de gueule reste intéressant.

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